Industrie & Technologies

Robots en réseau
Par Cyril Fiévet, le 19/08/2004



II. ... aux robots-constructeurs...

Mais si l'intérêt de nuées de robots de petite taille communiquant entre eux est certain, la recherche portant sur les échanges entre machines mobiles ne se limitent pas aux Swarm. Qu'il s'agisse de robots de service ou de robots de compagnie, faire communiquer entre eux des robots de grande taille est également une voie d'avenir.

C'est particulièrement le cas pour des missions d'exploration en profondeur de planètes lointaines, dès qu'il ne s'agit plus de la simple observation de surface.

En 2001, la NASA avait fait la démonstration de deux rovers capables de se coordonner pour soulever ensemble une charge importante qu'aucun des deux ne pouvait soulever seul. Contrairement aux essaims, il ne s'agit pas ici de faire communiquer un nombre important de machines, mais de permettre à quelques robots de dialoguer en temps réel pour mener à bien conjointement des tâches précises.

Là aussi, c'est une voie de recherche à part entière, qui ouvre des perspectives étonnantes. Le projet Trestle de l'université Carnegie Mellon, financé par la National Science Foundation et par la NASA, vise à élaborer un "mode d'assemblage autonome basé sur des équipes de robots coordonnés entre eux" (http://www.frc.ri.cmu.edu/projects/trestle/index.html). En somme, il s'agit d'imaginer des robots capables de travailler ensemble, pour construire des stations spatiales sur d'autres planètes et, pourquoi pas, d'autres robots...



Le MER, Mars Exploration Rover, a été conçu dans les laboratoires du Jet Propulsion Laboratory (JPL)


D'une façon plus générale, la coordination des rovers d'exploration fait l'objet de recherches approfondies, notamment à la NASA, au sein du laboratoire JPL (Jet Propulsion Laboratory, http://robotics.jpl.nasa.gov/groups/rv/, et inclut des machines pouvant mener des fouilles à plusieurs, ou capables de s'aider mutuellement à franchir des obstacles. On retrouve d'ailleurs une problématique traitée dans les essaims, mais ce sont bien des voies de recherche distinctes : les robots Swarm sont par principe très petits et surtout interchangeables, tandis que les rovers ou robots de construction sont plus imposants, et chacun destinés à des tâches précises.

Qu'il s'agisse de robots Swarm en grand nombre (évoluant au sol, dans les airs ou sous l'eau), ou de quelques unités de taille plus importante, l'avenir de la conquête spatiale passe donc sans doute par la mise en réseau de ces machines autonomes.



 
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